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L’alternative démocratique

wikipedia-logoLa politique classique ne répond plus aux attentes des citoyens, et échoue à résoudre les problèmes majeurs auxquels nous sommes confrontés.

«Les gauches» portent toujours un projet néoféodal où tous les compartiments de notre vie seraient réglés par des entités pyramidales collectives (État, collectivités, administrations…), pilotées par une aristocratie élective. Quand elles portent encore un projet…

«Les droites» portent de leur côté un projet néolibéral, dont la finalité est que tous les compartiments de notre vie soient réglés par un réseau mondialisé de «pyramides privées», pilotées à leur sommet par une oligarchie financière. Appelons cette finalité «hyperempire». Ce projet passe par l’affaiblissement de l’État et des «pyramides collectives» en général.

Le citoyen n’aurait donc d’autre solution que d’être captif et soumis à l’un ou l’autre des systèmes pyramidaux, centralisés, hiérarchisés, auquel il abandonne toute souveraineté. Et il ne vous échappera pas que le second est en train de finir sous nos yeux de l’emporter sur le premier, avec la victoire éclatante de l’oligarchie financière sur les États comme dénouement actuel de la «crise financière».

Bien plus grave encore, aucun de ces deux systèmes ne peut aboutir à un nouveau mode de développement de l’humanité qui soit stable, juste et durable. «L’hyperempire», qui semble être notre destinée actuelle, n’apportera comme solution qu’un totalitarisme mondial organisant le rationnement des ressources et le contrôle des populations. Avant un inévitable effondrement et une phase de chaos mondial, les empires étant d’avance condamnés.

Entre les deux il y a un besoin, immense, d’un projet radicalement différent, qui permette de conduire la mutation majeure que l’humanité est en train de vivre vers une issue satisfaisante. C’est peut-être tout simplement la survie de notre espèce qui est en jeu.

Il s’agit de l’alternative démocratique, la seule possible. Ce projet ne peut se fonder et se développer que sur la seule forme d’organisation possible qui soit véritablement démocratique, au sens où la souveraineté reste entre les mains de chacun : l’organisation en réseau.

L’outil permettant cette vaste organisation en réseau des citoyens existe, il s’appelle internet. Des expériences spectaculairement réussies d’organisations en réseau massives et efficaces existent : c’est le «logiciel libre», et «wikipédia». Il reste à développer l’équivalent au niveau politique, et c’est ce que nous sommes en train de concevoir ici.

Bayrou : l’alternative, ou le néant

bayrouFrédéricLN présente dans la première partie de ce billet une analyse des raisons de l’échec de l’aventure MoDem. Je ne crois pas du tout que la raison essentielle soit celle qu’il invoque.

Il me semble qu’une très large majorité des nouveaux (pré-)adhérents MoDem de 2007 n’était pas venue dans l’objectif de gagner rapidement des élections, ni même de militer de façon classique. Je crois que la grande majorité des adhérents MoDem de 2007, était venue mue par la conviction que la réponse aux défis d’avenir passe par la construction d’un projet de société radicalement novateur, avec l’envie de participer à la construction de ce projet de société, et en pensant que le MoDem serait l’endroit où le faire.

Cette tâche est considérable. Car au-delà d’un projet, c’est en réalité une nouvelle doctrine politique que nous devons construire. Les idéologies du XXe siècle se sont effondrées, nous sommes dans une période de grand vide doctrinal (dont Sarkozy n’est rien d’autre que le produit), et face à une crise globale du modèle de développement de nos sociétés.

Au cours de la campagne présidentielle, François Bayrou n’avait bien sûr pas de projet tout prêt à proposer, seulement un début d’esquisse avec “Projet d’espoir”. Mais il avançait un élément de méthode pertinent pour arriver à le construire : le rassemblement par-delà les clivages.

Ce rassemblement est une condition nécessaire, car les éléments utiles pour composer cette alternative doctrinale sont actuellement dispersés sur l’échiquier politique : démocrates, républicains, écologistes, libéraux, etc., tous possèdent une partie de la solution, il fallait pouvoir rassembler ces éléments, puis les transcender.

Ce n’est pas une condition suffisante, car le dépassement des cadres de pensées existants nécessite également des modes d’organisation et de travail radicalement novateurs, une forme d’organisation politique nouvelle à même de gérer une situation de complexité à laquelle nous sommes arrivés dans nos sociétés. Proposer une telle forme d’organisation opérationnelle est une tâche est ardue, nous sommes toujours en train d’y travailler dans le groupe «fabrique collaborative», et je nous crois tout prêt d’aboutir. Cette aspiration à une forme d’organisation nouvelle est ce que les nouveaux adhérents revendiqu(ai)ent de manière floue par «faire de la politique autrement».

La présidentielle perdue, le MoDem aurait dû logiquement incarner ce double projet de construction d’une alternative doctrinale, et d’une nouvelle forme d’organisation politique. C’est ce qu’attendaient la majorité des nouveaux adhérents, c’était ce qu’avait promis François Bayrou, c’est ce qu’il n’a pas fait. C’est là l’origine profonde du malentendu, de l’échec du MoDem, et du fort ressentiment de tous ceux qui sont partis avec l’impression d’avoir été totalement floués.

Car pour que cette entreprise puisse prendre forme, il fallait une impulsion venant de celui qui avait initié le mouvement, François Bayrou lui-même. Il fallait qu’il trace la voie et nous y entraîne : qu’il désigne la construction de ce nouveau projet de société comme la priorité et la tâche principale du MoDem, et qu’il cherche sincèrement et activement à organiser la participation du plus grand nombre. Nous aurions tâtonné, mais cette force extraordinaire que François Bayrou a su créer au printemps 2007 serait toujours là, et in fine j’ai la conviction profonde que nous aurions fini par y arriver.

Or François Bayrou n’a jamais semblé croire que ce travail de construction doctrinale devait être LA priorité, tout au moins pour viser la victoire pour 2012. Il a continué à croire, sincèrement ou par paresse, qu’il suffirait de démasquer le véritable projet de Nicolas Sarkozy, et compter sur l’exaspération croissante des Français pour récolter la mise en 2012. Cette conviction s’est incarnée dans la stratégie désastreuse des dernières Européennes, toute centrée sur la dénonciation (brillante et fine) du projet sarkozyste, mais totalement vide de perspective d’avenir. Le naufrage annoncé des régionales n’est que la continuation que cette colossale erreur stratégique, dont l’échec est désormais pleinement patent et total.

François Bayrou n’a jamais semblé croire non plus qu’il était arrivé au bout de ce que permettait une logique de travail créatif personnel, et que la condition de l’émergence comme la concrétisation de ce projet alternatif passait par une nouvelle forme d’organisation collective, permettant la mise en réseau des intelligences. Ou bien n’a-t-il pas cru qu’il était possible d’y arriver à moyen terme.

Or les Français n’attend(ai)ent pas un analyste politique, aussi brillant soit-il. Ils attend(ai)ent eux aussi autre chose de François Bayrou. Ils attend(ai)ent de lui justement qu’il leur montre une nouvelle voie d’avenir, leur dévoile un véritable projet d’espoir crédible adapté aux défis de ce siècle. Ainsi, face au vide idéologique et à l’impasse institutionnelle actuelle, nos compratiotes soit se rabattent sur un vote d’habitude à un camp politique tracé de longue date (PS, UMP), ou bien se réfugient, toujours plus nombreux, dans l’abstention.

Plus encore que jamais, la seule chance pour François Bayrou de gagner l’élection présidentielle de 2012, la seule raison d’être de sa démarche et du MoDem, c’est de concentrer l’ensemble de son énergie et celle des démocrates de tous horizons dans la construction de ce projet de société alternatif. La fin se confond là avec les moyens : construire un projet alternatif pour gagner l’élection présidentielle, gagner l’élection présidentielle pour appliquer ce projet à la France.

J’ai la conviction qu’une bonne partie des adhérents de 2007 qui, nombreux, sont repartis depuis reviendront si François Bayrou prend enfin conscience de cette nécessité, et s’organise pour faire désormais du développement de cette alternative sa SEULE priorité, NOTRE seule priorité.

Cette démarche, il doit la conduire en étroite association avec Corinne Lepage. Elle est l’une des rares politiques de premier plan à avoir compris l’urgence de construire l’alternative doctrinale, elle dispose d’une vision large, ainsi que d’une approche et d’éléments de pensée complémentaires à ceux de François Bayrou. Leur mésentente actuelle (dont les torts sont semble-t-il partagés) constitue pour le moment un formidable rendez-vous manqué.

Les jeux ne sont pas faits, mais le temps est désormais cruellement compté. Il faut s’y mettre maintenant, sans plus tarder !

Construisez les projets démocrates pour nos territoires !

Dans mon billet précédent, j’alertais sur l’urgence de définir rapidement des projets clairs et enthousiasmants pour nos régions, en complément des programmes détaillés déjà en préparation. J’ai envoyé ce message à François Bayrou, qui m’a répondu dans la journée, me demandant de lui proposer quelques exemples de textes de projets.

J’ai également envoyé mon message à plusieurs équipes de campagne, et l’habituelle confusion est souvent revenue entre “projet” et “programme”… Comme je l’explique sur cette page wikiun projet n’est pas un programme, les projets ont une importance capitale pour nous permettre de trouver nos électeurs (le programme beaucoup moins), et ils doivent être diffusé au plus vite.

Ecrire un projet est particulièrement difficile car il faut éviter les phrases creuses et catalogues de bonnes intentions, et pour cela avoir développé  puis concentré une vision cohérente de long terme, ce qui implique faire des choix qui engagent. En outre, un projet n’est pertinent que s’il rencontre les aspirations d’un grand nombre de nos citoyens.

Alors pour tenter de répondre à la demande de François Bayrou, j’ai créé cette page wiki ouverte à tous, contenant quelques illustrations, ainsi que 2 drafts de départ de projets : pour le MoDem, et pour ma région (Ile-de-France). N’hésitez pas à venir sur ce wiki améliorer ces essais, écrire d’autres textes ! L’accès est libre et non modéré, les textes librement modifiables.

J’envoie l’adresse de cette page wiki aux équipes de campagne en les invitant à l’utiliser s’ils le souhaitent, et demain matin à François Bayrou afin de répondre à sa demande et l’informer de cette initiative. Il s’agit de promouvoir l’idée qu’il faut des projets, mais aussi proposer une méthode pour y arriver.

Et vous : quel projet démocrate voulez-vous pour votre région ?

A vous de jouer, tous au wiki ! Développez, améliorez, et traçons ensemble l’avenir que nous voulons pour nos régions ! Et n’hésitez pas à diffuser largement ce lien autour de vous, en invitant d’autres à participer ! ;-)


Des projets pour nos régions ?

Lettre à François Bayrou (envoyé ce matin par courier électronique)

Cher François Bayrou,

Je suis adhérent MoDem depuis sa création. Je viens de visionner le film pour les régionales, le casting des têtes de listes me plait beaucoup, nous voyons vraiment apparaître un mouvement de la société civile, l’une des deux choses que j’attendais du MoDem.

Mais je suis allé sur le site de campagne, et si l’on pourra y trouver des programmes détaillés, nulle part je n’ai vu apparaître de projets clairs pour nos régions…

J’entend par “projets” de courts textes (10-15l), qui dessineraient de manière éveillante et enthousiasmante une voie de développement et un avenir pour nos territoires, une réponse au comment peut-on mieux vivre ensemble demain qu’aujourd’hui dans nos régions. Des textes suffisamment concrets, clairs et précis, afin que de nombreux français puissent se projeter dans l’avenir qu’ils tracent et se réunir autour d’eux.

Ces projets sont essentiels pour que nos concitoyens puissent surmonter un vote d’habitude à des camps bien tracé de longue date, et associés à des marqueurs idéologiques clairs (gauche, droite, écologistes…). Il n’est pas trop tard, nombreux sont ceux qui n’arrêteront leur choix que quelques jours avant le vote, mais l’urgence est désormais extrême. Ces projets sont tout simplement vitaux pour l’avenir de notre mouvement, et au-delà pour la voie démocrate que nous portons avec vous.

Bien amicalement,
Benoît Braïda
[EDIT : pour la différence projet/programmes, cf les commentaires n°2 et 3]

Construire le projet du MoDem : comment faire ?

fabrique-collaborative-schemas-3Dans un précédent billet, j’appelais à focaliser nos énergies et celle du Modem sur le développement à court terme (6 mois) de notre projet politique, et proposait quelques grandes lignes de méthode pour y arriver.

Il s’agit ainsi de construire l’échelon intermédiaire qui nous manque, entre le socle de valeurs qui nous rassemblent (démocratie, humanisme, durable), et les propositions précises des programmes.

La formalisation du projet politique présuppose la résolution des trois questions énoncés dans mon précédent billet. Le projet lui-même sera une synthèse des grands axes de solution.  Il présentera les “finalités”, ce que nous souhaitons à très long terme, à la fois comme grandes orientations politiques et grandes pistes d’application. C’est la réponse à la question : «où allons-nous». Le développement des propositions précises (programmes) reposera alors sur cette synthèse, et constituera la «mise en acte» de ces solutions.

Les “commissions démocrates” sont bien entendu la structure de réflexion ad hoc, mais leur organisation devra évoluer pour pouvoir répondre à cette mission, et leurs déficiences actuelles être corrigées.

Avec le groupe de travail auquel j’appartiens, nous avons commencé à nous atteler à la formalisation de propositions dans ce sens, nous adossant sur un travail théorique conduit depuis plus d’1 an.

Vous pouvez consulter ici le résultat actuel de nos travaux, encore préliminaires, mais faisant déjà ressortir quelques propositions très importantes. N’hésitez pas commenter nos propositions, et à vous inscrire sur la liste mail du groupe si vous souhaitez participer à nos travaux. Nous nous donnons 2 semaines pour finaliser un document.

Nous vivons un moment charnière dans la recherche de cette alternative que nous appelons tous de nos voeux. Soit nous aboutissons à un projet politique dans les 6 mois, soit il n’y aura pas d’alternative possible en 2012. Cela se joue maintenant !

Modem : l’urgence d’un projet !

modem4De nombreuses raisons ont été évoquées pour expliquer le score du MoDem aux dernières élections. Il n’y en a qu’une véritablement. C’est l’absence de projet politique clair du MoDem qui est la cause principale du score de dimanche, et le développement urgent de ce projet est une condition nécessaire à notre victoire en 2012.

Ce projet, les Français l’attendent, et les militants sont venus pour cela. Le résultat de dimanche nous a seulement montré quel était notre étiage. Pour passer de cet étiage au score qui nous qualifiera pour le second tour en 2012, une campagne habile et l’appel au vote utile ne suffiront pas, il faudra plus.

Par projet, je n’entends pas un catalogue informe de mesures disparates. Le projet doit se formaliser à travers un court texte, synthétisant une vision nouvelle de la société, contenant quelques (très peu) grandes idées-forces directrices, mais suffisamment développées pour que tout citoyen puisse à la lecture de ce texte se projeter dans l’avenir qu’il trace. Ce sera le corpus de pensée du MoDem (sa doctrine), duquel découleront ensuite les programmes.

Cela signifie développer les grands axes de réponses (notamment) sur les questions suivantes :

  • Quelle ligne directrice permettrait de nous emmener vers la société d’égalité croissante que nous appelons de nos voeux ?
  • Comment contrer l’organisation oligarchique qui se met en place en France et au niveau de la planète, et quelle forme nouvelle de démocratique avancée proposer comme alternative ?
  • Comment conjuguer efficacité économique et sobriété environnementale ?

Comment procéder ? Une version aboutie de ce projet doit être finalisée d’ici la fin de l’année, en trois étapes :

  • Cet été : inviter le plus grand nombre possible de citoyens à formuler de grandes orientations générales, et définir de grands problèmes à résoudre pour avancer dans les orientations tracées. Un wiki ouvert à tous sera utilisé à cet effet.
  • A partir de Septembre (sur 3 mois) : résolution d’un maximum des questions soulevées dans l’étape 1 par trois nouvelles “commissions projet”, intégrées au dispositif des «commissions démocrates», mais ayant une organisation et un fonctionnement adaptés à cette mission. Ecriture d’une première version du projet à partir des synthèse de ces travaux.
  • Décembre, troisième étape (~4 semaines) : soumettre cette première version du projet à l’ammendement des citoyens via un wiki. Conclure (Janvier) ce travail par un vote formel des adhérents MoDem sur le texte final.

Evidemment, l’ensemble des questions n’auront pas été résolues d’ici fin 2009. Il conviendra alors d’itérer ce processus, en répétant deux autres cycles composés des étapes 2 et 3 ci-dessus, l’un en 2010 et l’autre premier semestre 2011, au cours desquels le projet sera remanié.

François Bayrou devra s’appuyer largement sur les militants dans cette tâche, et y focaliser l’ensemble de l’activité du MoDem dans les 6 mois qui viennent.  Il conviendra également d’essayer d’impliquer le plus largement possible la “société civile” dans les étapes 1 et 3. La qualité du texte, son adéquation avec les attentes des Français, et l’adhésion des militants au texte final n’en seront que supérieures.

Ce travail collégial large permettra de faire grandir ceux qui auront travaillé sur cette tâche, et ainsi travailler au développement de cette génération nouvelle qui nous permettra de l’emporter en 2012. Fançois Bayrou pourra ainsi sortir de la nasse tissée par ses adversaires, le présentant comme un homme seul et égocentrique, et démontrer à tous qu’il est au service du MoDem et de ceux qui y militent, et non l’inverse.

Il se présentera ainsi en 2012 comme l’homme d’un projet, celui des citoyens qui composent le MoDem, citoyens qui croient que la politique a du sens. Et cela est tout aussi important que le projet proprement dit.

[EDIT : NOUVEAU BILLET : "Construire le projet du MoDem : Comment faire ?"]


Réunion-Formation sur l’Europe

Je diffuse cette annonce d’événement qui aura lieu près de chez moi (Arcueil). N’hésitez pas à vous y inscrire si intéressé, compte-tenu des participants cela promet d’être intéressant ! ;-)

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Le monde sans fil est à eux !

Mes parents face aux joies de l'internet

Mes parents face aux joies de l'internet

Enfin, le téléphone, internet, la TV numérique et tout le toutim sont arrivés chez mes parents ! Rappelons en quelques lignes cet épisode de plus dans l’épopée de leur installation biterroise.

Dans leur contrée éloignée de Béziers, leur maison terminée depuis plus d’un an, mes parents ne disposaient pourtant toujours pas de téléphone.  Tout d’abord parce que les services municipaux concernés avaient simplement oublié de prévoir le téléphone dans leur quartier tout neuf sorti de terre… La “pression” fut donc mise par ma mère sur les responsables locaux ou nationaux : le maire, un sénateur, France Télécom et le promoteur, mon père qui n’y était pas pour grand-chose, etc. ;-) France Télécom fut le premier à se bouger, en plusieurs étapes (la première fois pour tenter de tirer un câble qui se révélât trop court…), pour finalement abandonner : les fourreaux devant protéger lesdits câbles ayant été sectionnés lors de la construction… Finalement sous l’insistance énergétique de “mamie Chantal”, et la stimulation d’un coup de pied au derrière administré par les services compétents de la mairie de Béziers, le promoteur puis à son tour France Télécom, finirent par se (re)déplacer et faire le nécessaire (réparer les fourreaux, tirer les câbles).

Installation internet "sans fil" (sic) chez mes parents...

Installation internet "sans fil" (sic) chez mes parents...

Entre temps, tout à leur impatience, mes parents se sont empressés de souscrire un “pack complet” chez France Télécom comprenant le “nec plus ultra” de la téléphonie numérique et tout ce qui va avec. L’aventure du branchement de l’ensemble du bazar a commencé hier soir… Et après quelques heures de tâtonnements, de câbles à embouts bleus - roses - gris - jaunes à emboiter les uns dans les autres, de voyants orange-clignotants ne voulant jamais devenir verts, de codes WEP” - “WAP” - “NIP” and “TUCK” rivalisant entre eux en longueur (codes qu’il fallût aller chercher dans des courriers, papiers ou électroniques, divers et variés et évidemment  communiqués séparément, comme dans un film d’espionnage), puis l’aide vespérale d’un très charmant (et patient…) monsieur de la “ligne chaude” de France Télécom, enfin mes parents disposaient d’internet et de wi-fi haut débit dans la maison !

Le “wi-fi”, alias internet sans fil, c’est, d’après les doctes explications de ma maman, une sorte d’internet un peu à l’image de Bourvil dans le passe-murailles : traversant les murs pour déverser ses facéties sur nos écrans. Cela dit, le wi-fi chez France Télécom cela donne plutôt ce que vous voyiez dans la photo ci-contre (réalisée sans trucage, dans le bureau chez mes parents)… Bref, cela tient plus de la vision déployée dans le dernier “Bidochons”, que de celles que les écrivains d’anticipation du siècle précédant prévoyaient pour notre entrée dans le 3e millénaire… :-D

Et tout cela n’est pas fini, nous avons seulement accompli les prémices : à savoir suivre les indications du “Guide d’installation de la livebox”. Il nous reste, pour compléter l’installation, de lire et exécuter les recommandations des autres “guides” suivants (~50 pages chacun, en Français) :

  • guide d’installation du décodeur,
  • guide d’utilisation de la TV d’Orange,
  • guide d’utilisation de la télécommande,
  • guide d’utilisation de “time control”

Tout un programme… et de quoi nous occuper pour les vacances !

Une question me taraude : comment font les citoyens de notre bon pays non titulaire d’un diplôme de Bac+5 ou plus, pour installer dans leur cambrousse l’internet sauce moderne ?… Fracture numérique, vous avez dit fracture numérique ?… ;-)

La croisée des chemins (1)

25-regard-sur-le-monde-70-x-90-cm-nNous sommes à un moment charnière de l’histoire de l’humanité. Nous entrons de plein pied dans une «crise de croissance» profonde de notre modèle d’organisation et de développement, qui s’étalera vraisemblablement sur plusieurs décennies. Le premier défi de cette mutation majeure est celui de notre système économique et financier, et les décisions qui seront prises lors du prochain G20 seront déterminantes en la matière. Toutefois, les choix qui vont être faits pour répondre à la crise économique auront une portée bien plus large.

Le groupe de prospective LEAP2020 appelle dans une lettre ouverte les dirigeants de ce monde à prendre d’urgence, à l’occasion du sommet du G20 du 2 Avril prochain, les trois décisions radicales suivantes (lire la lettre ouverte pour plus détails) :

  • Création d’une nouvelle devise internationale de référence, le dollar US n’étant plus en mesure de continuer à jouer son rôle de pilier de l’ordre économique.
  • Mettre en place un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Une solution de nationalisation de l’ensemble du système bancaire sous-entendrait par extension, comme le remarque J. Attali, la prise de contrôle également des principales compagnies d’assurances.
  • Faire évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse, au coeur de la crise financière, car aucune solution durable ne pourrait être mise en oeuvre sans une connaissance claire des ravages causés par la crise dans ces trois systèmes.

Certaines de ces propositions, en rupture avec l’orthodoxie économique actuelle, sont en réalité déjà sur la table. D’après LEAP2020, il est encore temps d’agir, mais ces mesures doivent être en place dans les mois qui viennent, sinon la crise deviendra incontrôlable et nous entrerions alors dans une phase de «chaos mondial» de plus d’une décennie, aux conséquences humaines, sociales et économiques désastreuses.

Ces mesures, si elles étaient adoptées, auraient deux conséquences majeures. Avec l’abandon du dollar comme devise de référence, la première mesure signifierait la fin (certes inéluctable) de la domination américaine, et notre entrée de plain-pied dans un monde multipolaire. Les deux mesures suivantes marqueraient le début de la construction d’un système de régulation à l’échelle mondiale et d’une coopération plus soutenues entre états, qui permettraient de faire pendant à un marché déjà globalisé. Nous irions ainsi vers une forme de social-démocratie planétaire, avec comme finalité à terme l’établissement d’un gouvernement mondial.

Face à ce projet d’entrée dans une «social-démocratie planétaire», deux tentations de rejet sont apparues. La première tentation est le refus d’acter le caractère systémique de la crise actuelle, et d’accepter le nécessaire changement de paradigme qui en découle, erreur qui a été celle de la plupart des élites mondiales défaillantes jusqu’à présent. Nos dirigeants, lors du prochain G20, tenteront-ils de préserver le plus possible et le plus longtemps possible le système actuel qui s’effondre ? Les États-Unis refuseront-ils de leur côté la réalité d’un monde devenu multipolaire, ou sauront-ils, comme l’Empire britannique en son temps, accepter l’inéluctable et abandonner avec élégance leur position de leadership ? La seconde tentation est celle du chacun-pour-soi, et d’un repli frileux qui prend pour visage le nationalisme, et le  protectionnisme en matière d’économie.

Ces deux tentations : sauver un système condamné, ou repli des nations, si elles ne sont pas surmontées dès le prochain G20 auraient pour égale conséquence de sceller notre entrée dans une crise longue et profonde. Ces deux tentations sont en réalité les deux faces d’une même pièce, et sont toutes deux tournées vers le passé. Elles traduisent tout autant une incapacité à comprendre le monde qui s’ouvre, un état d’esprit individualiste (au sens large) court-termiste et non tourné vers l’intérêt général du long terme, et une certaine paresse intellectuelle.  Nos dirigeants laisseront-ils enfin de côté leurs démons, et auront-ils le courage et la lucidité de faire le grand saut dans la réalité du XXIe siècle ? Quelle voie choisiront-ils lors du prochain G20 ?

Et la démocratie dans tout ça ? Ce sera le sujet d’un prochain billet… ;-)

Mic-mac adam au Canada

Julien, de retour au bureau...

Julien, de retour au bureau...

Eh bien c’est fait : Julien est enfin retourné au Canada ! :-)

Mon petit frère Julien s’était retrouvé coincé en France depuis les vacances de Noël, car le visa de travail permanent qu’il avait obtenu du Canada (et de la province de Quebec) juste avant de venir n’était pas le bon… Il a ainsi du passer par un dédale d’épreuves administratives faites pour décourager les plus aguerris et motivés avant d’obtenir, presque 3 mois après, le bon visa…

Et pourtant il n’était pas venu au pays des trappeurs (de rien) et du sirop d’érable grossir les rangs des «BS» (dénomination québécoise des RMIstes), mais il a contribué à monter et faire tourner depuis plus de 2 ans une affaire de «coaching sportif» qui marche très fort. Comme quoi, il n’y a pas que chez nous que l’on monte des usines à gaz administratives destinées à décourrager les étrangers, y compris ceux qui contribuent à l’accroissement des richesses du pays (dans tous les sens du terme)…

En attendant que les formalités avancent il a ainsi, depuis début Janvier, successivement squatté chez nous, puis chez nos parents à Béziers, puis à nouveau chez nous… Pour notre plus grand plaisir familial, mais pas celui de son associé d’affaires, ni de ses clients (qu’il a continué à suivre tant bien que mal), et encore moins de sa charmante petite amie Ann… Du coup, le voilà attendu de pied ferme, semble-t-il ! ;-)

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L’alternative démocratique
Connecting the dots - 15 mars 2010
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