Dans un précédent billet, j’appelais à focaliser nos énergies et celle du Modem sur le développement à court terme (6 mois) de notre projet politique, et proposait quelques grandes lignes de méthode pour y arriver.
Il s’agit ainsi de construire l’échelon intermédiaire qui nous manque, entre le socle de valeurs qui nous rassemblent (démocratie, humanisme, durable), et les propositions précises des programmes.
La formalisation du projet politique présuppose la résolution des trois questions énoncés dans mon précédent billet. Le projet lui-même sera une synthèse des grands axes de solution. Il présentera les “finalités”, ce que nous souhaitons à très long terme, à la fois comme grandes orientations politiques et grandes pistes d’application. C’est la réponse à la question : «où allons-nous». Le développement des propositions précises (programmes) reposera alors sur cette synthèse, et constituera la «mise en acte» de ces solutions.
Les “commissions démocrates” sont bien entendu la structure de réflexion ad hoc, mais leur organisation devra évoluer pour pouvoir répondre à cette mission, et leurs déficiences actuelles être corrigées.
Avec le groupe de travail auquel j’appartiens, nous avons commencé à nous atteler à la formalisation de propositions dans ce sens, nous adossant sur un travail théorique conduit depuis plus d’1 an.
Vous pouvez consulter ici le résultat actuel de nos travaux, encore préliminaires, mais faisant déjà ressortir quelques propositions très importantes. N’hésitez pas commenter nos propositions, et à vous inscrire sur la liste mail du groupe si vous souhaitez participer à nos travaux. Nous nous donnons 2 semaines pour finaliser un document.
Nous vivons un moment charnière dans la recherche de cette alternative que nous appelons tous de nos voeux. Soit nous aboutissons à un projet politique dans les 6 mois, soit il n’y aura pas d’alternative possible en 2012. Cela se joue maintenant !
De nombreuses raisons ont été évoquées pour expliquer le score du MoDem aux dernières élections. Il n’y en a qu’une véritablement. C’est l’absence de projet politique clair du MoDem qui est la cause principale du score de dimanche, et le développement urgent de ce projet est une condition nécessaire à notre victoire en 2012.


Nous sommes à un moment charnière de l’histoire de l’humanité. Nous entrons de plein pied dans une «crise de croissance» profonde de notre modèle d’organisation et de développement, qui s’étalera vraisemblablement sur plusieurs décennies. Le premier défi de cette mutation majeure est celui de notre système économique et financier, et les décisions qui seront prises lors du prochain G20 seront déterminantes en la matière. Toutefois, les choix qui vont être faits pour répondre à la crise économique auront une portée bien plus large.
Le mouvement des universitaires est en train de s’enfoncer dans une crise dure. Un gouffre sépare désormais le gouvernement des acteurs mobilisés, et s’étend désormais à l’intérieur même de la communauté universitaire. Cette radicalisation du mouvement révèle un choc idéologique, et appelle à la recherche urgente par les parties impliquées d’un plan d’issue de crise par le haut.



Ce sont les conclusions auxquelles arrive le très sérieux Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), dans un rapport récent très alarmant (

